Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...

REGARD
Bibliothèque chrétienne online

Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...


Langue française uniquement

Articles divers....

Recherche
interne


Archéologie
Histoire

Édification

Témoignages


Environnement

Études bibliques

Famille


Israël

Loisirs

Occultisme


Oecuménisme

Politique
mondiale

Sciences


Sectes Églises Religions

Suisse

Vie sociale

 


Appel de minuit

n° 5-mai -2002
Texte intégral

 

Aux derniers jours

Voici quelque deux mille ans se produisit la Pentecôte. L'Esprit Saint promis par le Seigneur descendit sur les croyants réunis (Actes 2,1ss). Pourquoi cet événement se réalisa, selon l'expression biblique, aux derniers jours, c'est l'objet de cette méditation.

WIM MALGO (1922-1992)

Aux moqueurs qui disaient de ces croyants qui venaient d'être remplis de l'Esprit Saint : « Ils sont pleins de vin doux » (v. 13), Pierre répondit : « Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël (Joël 2,28-32: 'Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair... ' » (Actes 2,16-17).
Pourquoi est-il écrit que la Pentecôte se situait aux derniers jours, alors qu'elle s'est produite voici pratiquement deux mille ans ? Réponse : Parce que c'est alors que l'Esprit Saint commença à faire la toute dernière chose, à savoir conduire l'épouse à la rencontre de l'Époux. À la Pentecôte naquit l'Eglise du Seigneur, le merveilleux mystère de Dieu ; c'est effectivement alors que débutèrent les « derniers jours », ceux de l'ère de le grâce. Qu'il ne s'agisse pas pour Dieu de quelques jours seulement, cela nous est prouvé par le fait que la prophétie de Joël, citée par Pierre, parle simultanément de la Pentecôte et du jour du Seigneur. Le texte mentionné en Actes 2,17 confirme que Dieu veut répandre de Son Esprit ; il est écrit dans le même chapitre, au verset 20: « Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l'arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux. » De la Pentecôte jusqu'au jour du Seigneur, nous avons donc « les derniers jours » - je le répète - des jours de Dieu. Pour Lui, « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3,8). Nous comprenons ainsi que Paul, en 1 Corinthiens 10, 11, parle de nous, l'Eglise, quand il dit : « ... à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

L'Eglise du Seigneur comme arrière-garde d'Israël

Celui qui fait partie d'une arrière-garde est le plus exposé au danger. Cela nous est prouvé par les traînards du peuple d'Israël, quand il traversait le désert. Ils étaient tout particulièrement sous la menace de l'ennemi ; d'où cette exhortation de l'Éternel aux Israélites : « Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d'Égypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par-derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même » (Deut. 25,17-18). Ces traînards qui étaient sous la menace d'Amalek constituent une image de la chair.
L'Eglise est, dans l'histoire du salut, l'arrière-garde. Elle est constamment menacée spirituellement, car Satan « rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5,8). Mais elle est en même temps le plus précieux mystère de Dieu, qui doit être maintenu à tout prix, l'Assemblée étant la femme du céleste Époux. C'est pourquoi Dieu a donné la Pentecôte ; et à la Pentecôte, Il nous a fait Son don le plus grand dans la personne de Son propre Esprit, et cela afin que soient gagnés et préservés tous ceux qui seraient rachetés par le sang de Son Fils. Nous devons bien nous représenter ce que cela signifie.

Le sceau et les arrhes

Dieu déclare de Son Esprit qu'Il est le sceau et, en même temps, les arrhes de la future gloire de l'enfant de Dieu : « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire » (Eph. 1, 13). Cette expression « ... en lui vous avez cru... » signifie : si vous vous êtes joints à l'arrière-garde, vous êtes scellés de l'Esprit Saint de la promesse. Celui qui porte ce sceau de l'Esprit ne peut plus être touché par l'Ennemi ni être sa victime. Quelle merveilleuse sécurité pour nous !

Nous avons très grandement besoin de ce sceau de l'Esprit Saint. Si je ne l'avais pas, j'aurais été écrasé mille fois par l'Adversaire. Chaque serviteur de Dieu figure sur la liste des hommes à abattre, dressée par celui qui est le « meurtrier dès le commencement » (Jean 8,44). Mais sous le sceau de l'Esprit Saint, nous pouvons être tranquilles et le rester. Personne ni rien ne peut nous infliger des dommages. Oui, celui qui est rempli de l'Esprit est personnellement, grâce à Lui, un sceau de Dieu. Il peut s'écrier hardiment avec le poète du Cantique des cantiques : « Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras ! » (Cant. 8,6). Ainsi, l'enfant de Dieu qui a le sceau de l'Esprit Saint ne peut être saisi par l'Ennemi.
Avez-vous ce sceau de l'Esprit Saint ? Vu les événements qui vont se dérouler dans l'histoire mondiale, nous ne voudrions pas en être privés, car tous ceux qui n'ont pas été scellés du Saint-Esprit seront jugés en premier lieu. Il faut que nous le sachions. Nous avons, à ce sujet, en Apocalypse 9,4 une déclaration très claire et percutante : « Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. » Et selon Apocalypse 9,2-3, les sources de l'abîme s'ouvriront : « ... et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise ; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre. » Nous voyons ici une invasion des esprits sur la terre, desquels il est dit qu'ils ne nuiront qu'à ceux qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leur front. Ils se précipiteront donc de manière concentrée sur tous ceux qui ne se trouveront pas sous la protection de l'Esprit Saint. Une fois encore, je vous poserai cette question :
Avez-vous vraiment le sceau de cet Esprit ?

Les scellés d'Israël seront gardés pendant la grande tribulation. Les jugements seront même retenus jusqu'à ce que les 144.000 soient scellés : « Et il dit : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu » (Apoc. 7,3). Nous avons ici une déclaration tout à fait contraire ; elle se rapporte aux sauvés d'Israël. Nous vivons aux derniers jours. Nous entendons déjà le bruit du rouleau compresseur du jugement. Les scellés - eux seulement - seront gardés en ce temps dangereux ou ils en seront arrachés.

Le merveilleux don de Dieu, l'Esprit Saint, est bien plus encore que le sceau de Dieu qui nous garde et gardera durant la période des jugements. Il est aussi les arrhes de Dieu, qui attend chacun de Ses enfants. Il est écrit : L'Esprit Saint « ... lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s'est acquis, à la louange de sa gloire » (Eph. 1, 14). Si Dieu donne Son propre Esprit comme gage de la gloire à venir, combien celle-ci doit être grande ! L'Esprit Saint est donc en vous la garantie que vous entrerez un jour dans la félicité éternelle.

Être éclaire par l'Esprit Saint

En rapport avec ce merveilleux fait, il y a sans nul doute la nécessité que l'Esprit Saint transfigure continuellement ce qui est merveilleux et ceux qui le sont. Jésus a dit : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera » (Jean 16,13-14). En d'autres termes : Golgotha et le sang de Jésus versé, toute la gloire de Dieu, nous seraient fermés, inaccessibles, si l'Esprit Saint ne transfigurait pas le tout continuellement et ne le rendait vivant - maintenant également, alors que vous lisez ces lignes.

Peut-être objecterez-vous : « Je suis croyant ; je suis né de nouveau ; pourtant, tout n'est pas encore transfiguré et rendu vivant pour moi. » Comme le Seigneur le déclare deux fois en Jean 16, 13-14, l'Esprit Saint est aussi l'Esprit de vérité. La Pentecôte est la fête de la vérité et celle de la confirmation de l'oeuvre globale de Jésus-Christ, car le fait que l'Esprit Saint a été répandu constitue le sceau de Dieu, Sa signature sous la pleine valeur du sacrifice de Golgotha. Malheureusement, nombreux sont ceux qui ne veulent pas admettre l'absolue vérité de Golgotha - et avec elle, l'absolue vérité concernant notre nature corrompue. Quiconque se soustrait à cette vérité et veut se présenter, inconsciemment, devant Dieu comme étant meilleur que ce qu'il est en réalité, l'Esprit de vérité ne pourra jamais transfigurer, chez un tel homme, toute la vérité sur la gloire de Jésus.

Pouvons-nous nous sonder personnellement pour voir dans quelle mesure nous sommes vrais ou faux ? Certainement ! Ce test consiste dans la mesure avec laquelle nous critiquons ceux chez qui le Saint-Esprit agit également. Il est effarant de constater avec quelle légèreté des enfants de Dieu accablent d'autres croyants par une critique méchante. Ils profèrent des paroles acerbes, péchant ainsi gravement. Il s'ensuit que l'Esprit de vérité se retire immédiatement d'eux, car celui qui juge les autres ne s'est pas encore jugé lui-même. Quiconque ne s'est pas encore jugé dans le Crucifié ment nécessairement à l'Esprit de vérité. C'est pourquoi il est dit en Romains 2, 1: « O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. »

Il y a également un autre terme très important que le Seigneur emploie en Jean 16,13 concernant le Saint-Esprit, à savoir le verbe « conduire » : « ... il vous conduira dans toute la vérité. » Nous sommes conduits et guidés par le Saint-Esprit, même si nous n'en sentons rien !

Qu'est-ce qui freine la transfiguration visible de Jésus par nous ?

Demandons-nous dans l'optique de la Pentecôte : De quoi avons-nous aujourd'hui le plus urgent besoin ? Une nouvelle Pentecôte ? Non, il n'y en aura plus de nouvelle, car comme la mort et la résurrection de Jésus n'ont eu lieu qu'une fois dans l'histoire du salut, la Pentecôte est également unique. Mais ce dont nous avons un urgent besoin et ce que Dieu désire, c'est l'effet de la Pentecôte dans la vie du croyant afin que Jésus soit rendu si visible qu'Il pourra revenir d'une manière visible ! L'un dépend de l'autre.

Nous vivons aux derniers jours. Mais parce que l'Esprit Saint n'a pas encore pu achever Son oeuvre sur la terre, Il ne peut pas encore s'en aller avec l'Eglise ; et tant qu'Il est sur la terre, le Seigneur ne peut revenir. La poussée de l'esprit antichrist devient certes de plus en plus forte, mais il est encore retenu par la présence de l'Esprit Saint ici-bas. Celui-ci est aussi freiné du fait que l'Assemblée n'est pas encore prête. Tout se bloque quand notre sanctification laisse à désirer, quand l'Esprit Saint est empêché de faire Son oeuvre. Nous sommes à la dernière heure, d'où cette question : Qu'est-ce qu'il faut encore ? Il faut absolument que nous cessions d'attrister l'Esprit Saint. Rares sont ceux qui ont une certaine idée de la plénitude que Dieu nous a donnée dans Son Esprit. Ce dernier est aussi l'Esprit de certitude : « L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. 8,16). Dans l'assurance du salut, nous pouvons avancer joyeusement. Cette certitude du salut n'est pas fondée sur nos sentiments, mais sur la Parole écrite de Dieu qui est rendue vivante dans nos coeurs par l'Esprit Saint, qui est un Esprit de force, d'amour, de joie, de consolation. Il est aussi dit en Romains 8,26 que l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse et qu'Il prie pour nous. Nous lisons en Romains 14,17: « ... paix et joie dans l'Esprit Saint » (version Darby), en Romains 15,13: « ... espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! » Et selon Romains 15,16, nous sommes « sanctifiés par l'Esprit Saint. » Celui qui a l'Esprit Saint a toute la plénitude de Dieu.

Nous sommes réellement parvenus aux derniers jours. Je le répète : tout comme le Seigneur Jésus se prépare à revenir, l'Esprit Saint le fait pour retourner au Père. L'enlèvement est imminent. Les enfants de Dieu devraient se préparer de plus en plus, l'Esprit Saint les poussant à refléter l'image de Jésus. Nous assistons de plus en plus à la confrontation entre l'Esprit de Dieu et celui de l'Antichrist.

Nous ressentons ce combat en nous, notre âme étant l'arène. Mais en même temps, il se forme un lien toujours plus étroit entre l'Esprit Saint et l'Épouse. Nous lisons en Apocalypse 22,17 et 20: « Et l'Esprit et l'épouse disent. Viens... Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! » Le dialogue entre l'Esprit et l'Épouse est de plus en plus audible.

Mais il y a également des choses que l'Esprit de Dieu n'accorde pas aux croyants, notamment l'adaptation à l'esprit du monde (Rom. 12,2). Il refuse également de rester là où il y a de la médisance et de la calomnie (voir Eph. 4,29) ; et Il est freiné par l'ingratitude (1 Thess. 5,18-19).

Que veut l'Esprit Saint actuellement ? Remplir de nouveau votre coeur ! La condition pour cela est que le vase soit vide, comme Élisée l'a dit à la veuve en 2 Rois 4,3: « Va demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et n'en demande pas un petit nombre. » Le miracle se produisit : elle versa de sa seule cruche tellement d'huile que tous les vases en furent remplis. L'huile s'arrêta quand il n'y eut plus aucun vase vide. L'huile de l'Esprit Saint ne peut couler que quand il y a des vases vides. Videz donc votre coeur devant Dieu ; débarrassez-le de tous vos péchés pour qu'Il puisse le remplir de Son Esprit Saint !

haut de page