Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...

REGARD
Bibliothèque chrétienne online

Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...


Langue française uniquement

Articles divers....

Recherche
interne


Archéologie
Histoire

Édification

Témoignages


Environnement

Études bibliques

Famille


Israël

Loisirs

Occultisme


Oecuménisme

Politique
mondiale

Sciences


Sectes Églises Religions

Suisse

Vie sociale

 


Appel de minuit

n° 7-juillet-2002
Texte intégral

 

D'autres échos retentissent également

Dans toute l'Europe, les voix s'élevant contre Israël se multiplient. Comme l'a rapporté « Idea Spektrum », le Président fédéral allemand Johannes Rau a qualifié de « preuve d'amitié » le fait que l'on suive de manière critique la politique gouvernementale israélienne.



ors d'un congrès du parti FDP, le politicien pro-Arabes Jürgen Möllemann a vivement critiqué Israël. À cette occasion, il n'a pas cité une seule fois Yasser Arafat alors qu'il a été prouvé entre-temps que le président de l'OLP a énergiquement soutenu le terrorisme contre Israël. Mais M. Möllemann a accusé Israël de perpétrer un terrorisme d'État à l'encontre de la Palestine. Le député vert du Landtag, Jamal Karsli, est passé au FDP avec, pour seule raison, de vouloir renforcer la position critique à l'égard d'Israël prônée par M. Möllemarin. Les hommes d'Eglise non plus ne s'abstiennent pas d'exprimer de sérieux reproches. Ainsi, le président du Conseil de l'Eglise évangélique d'Allemagne, Manfred Kock, ne voit pas « de possibilité de renoncer aux critiques à l'encontre de la politique israélienne ». Dans son journal paroissial, un pasteur évangélique critique également l'attitude d'Israël et pousse ainsi les pratiquants à s'opposer à ce pays. Sans oublier la plupart des médias et des voix politiques en Europe qui s'expriment plutôt négativement à l'égard d'Israël.

Cependant, il y a aussi d'autres échos. La plupart du temps, ils sont audibles dans les courriers des lecteurs et sont souvent justes. En voici plusieurs extraits :

  • Jorge de la Parte, de Calpe en Espagne, dans le « Spiegel-Leserbrief » (N° 19/ 2002) : « Je me refuse à reconnaître les Islamistes comme des 'soldats de Dieu'. Ils ne luttent pas pour Dieu, ni en Son nom. Ils se battent pour eux et pour personne d'autre. »
  • En outre, une agence de presse écrit à propos d'une étude relative à l'antisémitisme dans des sociétés islamiques : « Celui qui voyage souvent en Orient a certainement déjà vécu une scène désagréable telle que la suivante : un chauffeur de taxi, qui, d'un regard expérimenté, vous a rapidement identifié comme Allemand ou Allemande, veut exprimer sa sympathie par l'expression 'Hitler gutl '. De temps à autre, 'Mein Kampf' ou 'Les Protocoles des Sages de Sion' sont publiquement offerts à la vente dans les étalages de librairies arabes » (« Idea Spektrum », N° 19/2002).
  • Un lecteur a écrit à un grand hebdomadaire allemand : « Les Palestiniens sont incontestablement un peuple opprimé, mais voici que vient se poser à moi cette question : Comment, pour l'amour du ciel, les Palestiniens entendent-ils jamais pouvoir parvenir à un État viable, s'ils envoient leurs propres enfants à la mort et ne sont même pas capables, dans un petit territoire, d'empêcher que soient perpétrés des attentats suicides bien organisés contre des innocents ? Cela ne signifie-t-il pas plutôt que les leaders et une grande majorité des Palestiniens se sont directement impliqués dans cette folle ? Dès lors se pose la même question : Comment Israël doit-il agir ? »
  • Lors de l'attentat suicide commis par la Palestinienne de 18 ans Ajat al-Achras et qui a coûté la vie à une jeune Israélienne de 17 ans, Rachel Levi, le « Spiegel » (n° 19/2002) a titré « Krieg der Mädchen ». Un lecteur a réagi à cette information par ces mots : « Ils parlent dans leur titre d'une 'guerre des filles'. Une guerre ? Quelle était l'arme portée par Rachel ? Qui lui avait déclaré la guerre ? Vous savez, bien entendu, qu'il y a eu un meurtre. Alors pourquoi ce titre ? je ne me souviens pas non plus que vos rédacteurs aient régulièrement visité les familles de kamikazes afin de se pencher sur leur situation. J'entends déjà la justification retentir cérémonieusement à travers toute la pièce : circonstances collectives. Évidemment, le conflit est fort compliqué. Pourtant, il serait souhaitable qu'une jeune fille qui a été assassinée ne soit pas mise au même rang qu'une fanatique endoctrinée. Malgré toute la compréhension pour la cause palestinienne que vous avez apparemment encore, sachez que la mienne s'en est allée, emportée par tout ce sang qui a coulé. »
  • Dans un autre journal, on pouvait lire : « Le reportage sur le Proche-Orient est chez nous horriblement partial. Lorsque des francs-tireurs palestiniens font des victimes et que l'armée israélienne use de représailles, on ne parle généralement que des victimes arabes. Si des chars israéliens entrent pendant trois heures dans Jénine, assaillent une centrale du Djihad islamique et libèrent 70 prisonniers devant comparaître devant la cour martiale en raison de leur collaboration avec Israël, on annonce une 'nouvelle occupation des territoires palestiniens' ... Et derrière tout cela se cachent, quelque part derrière une régale, les 'Protocoles des Sages de Sion', le funeste mythe de l'aspiration du judaïsme international à régner sur le monde. En fait, il ne s'agit que de la simple survie d'Israël. »
  • Uzi Landau, le ministre israélien de la Sécurité (Likoud), a déclaré lors d'une interview pour le magazine viennois « Profil » (N° 33/01) : « ... les États européens ont causé la mort de centaines de civils lorsqu'ils sont intervenus au Kosovo. Ils n'ont vraiment aucun droit de nous dire ce que nous devons faire. Que feriez-vous si quelqu'un commettait un attentat suicide à l'Opéra de Vienne ? ... En temps de guerre, on ne se trouve pas devant un juge. On se bat. »
  • Peter Forster, expert suisse du Proche-Orient et ancien correspondant en Israël, a été interviewé par le « Coopzeitung » (n° 18/2002) sur le thème du « Conflit au Proche-Orient ». Il a notamment raconté ce qui suit à propos de Ramallah : « Équipé d'un petit appareil photo, j'étais là aux alentours de midi.

Plusieurs adolescents palestiniens se trouvaient autour de moi. Je voulais qu'il me disent s'il n'y avait pas de soulèvement ce jour-là. Le chef, un adolescent d'environ 18 ans, désigna sa montre et dit : 'Aujourd'hui, l'Intifada a lieu à 15 heures'. ... J'ai attendu. Peu avant 15.00 heures, des journalistes de CNN sont apparus. Quelques minutes plus tard, d'autres personnes de la télévision installaient leur caméra. Ensuite, tout s'est déclenché le feu mis à des pneus, des fumigènes s'envolant dans le ciel - il y a eu des manifestations et des tirs. Lorsque, à 17 heures, les équipes de télévision terminèrent leurs prises de vue, l'Intifada s'acheva, elle aussi, du moins pour ce jour-là. » À la question : « Pourquoi, malgré son attaque massive contre les Palestiniens, prenez-vous encore parti pour Israël ? », Forster répondit : « Parce que je suis convaincu qu'un État juif est nécessaire, et ce même si je ne trouve pas que tout ce que le Premier ministre Ariel Sharon entreprend est correct. Je considère le terrorisme suicidaire des Palestiniens comme lâche, brutal et sournois. ... J'ai l'impression que depuis quelques semaines, les reportages de nombreux médias sont plutôt de tendance pro-palestinienne. ... Il ne faut pas perdre de vue qu'Israël a, ces derniers temps, perdu des amis en Suisse. ... Je connais trop bien Israël pour remettre en question mes rapports avec ce pays et mes amis là-bas sur place. »

Nous pouvons remercier Dieu qu'il y ait encore des personnes qui ne se laissent pas manipuler par des « faiseurs d'opinion », mais savent réfléchir et s'engagent en faveur d'Israël. À une époque où même des chrétiens et des pasteurs prennent leurs distances par rapport à ce pays, ceux qui croient véritablement à la Bible devraient profiter de cet instant et élever leur voix en faveur d'Israël. Récemment, quelqu'un a dit que l'Holocauste dont s'est rendu coupable l'État national-socialiste d'Hitler n'a été possible que parce que le peuple ne s'appuyait plus sur la Bible et ne connaissait plus son contenu. À l'époque, presque personne n'a réagi. L'antisémitisme a pu s'étendre presque librement et a même récolté un certain succès auprès de la population.

Joseph, jadis rejeté par ses frères, aurait eu le droit de les critiquer et même de les punir. Mais lorsqu'il les rencontra en Égypte, nous pouvons lire à son propos : « Il les consola en parlant à leur coeur » (Gen 50,21). Pensons également à Laban qui a persécuté son gendre Jacob (= Israël) et avait de bonnes raisons de le critiquer. Il fut mis en garde par Dieu : « Garde-toi de dire quoi que ce soit ! » (Gen. 31,24). Le roi des Moabites également voulut faire maudire Israël par Balaam pendant sa traversée du désert. Effectivement, le peuple a failli, douté, murmuré à plusieurs reprises. Il aurait été possible de lui reprocher bien des choses, tant ses péchés étaient nombreux. Pourtant, lorsque Balaam voulut s'allier à l'ennemi d'Israël, il nous est dit : « Dieu dit à Balaam : Tu n'iras point avec eux ; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni » (Nomb. 22,12). Plus tard, Balaam dit à Balak : « Comment maudirais-je celui que Dieu n'a point maudit ? Comment serais-je irrité quand l'Éternel n'est point irrité ? » (Nomb. 23,8). Après une nouvelle tentative de Balak de faire maudire Israël par Balaam, il est écrit : « Balaam leva les yeux et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l'esprit de Dieu fut sur lui. Balaam prononça son oracle, et dit. ... Qui le fera lever ? Béni soit quiconque te bénira, et maudit soit quiconque te maudira ! » (Nomb. 24,2-3.9). Nous voyons ici ce que l'Esprit de Dieu (contrairement à l'esprit de ce monde) veut provoquer : l'Esprit Saint remplit le coeur et la bouche d'un homme croyant en Jésus de paroles de bénédiction pour Israël.

Dans ce contexte, nous pouvons nous demander : De quel esprit l'Europe est-elle animée ? Quel esprit dirige la politique ? Par quel esprit les institutions chrétiennes, leurs représentants et certains chrétiens sont-ils influencés ? Nous ne pouvons pas ne pas voir qu'Israël est conduit vers un grand but : la venue de son Messie Jésus-Christ. Et cela également, Balaam l'avait prévu et, au lieu de maudire, il dut prédire ce qui suit : « Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël... Celui qui sort de Jacob règne en souverain » (Nomb. 24,17.19). Celui qui pense que cette prophétie n'aurait plus aucune valeur aujourd'hui, doit lire dans le Nouveau Testament le paragraphe repris en Romains 11,23-29. En tant que chrétiens, nous avons de bonnes raisons de bénir Israël, de nous poster à ses côtés et d'élever nos voix pour ce peuple. Et ce, non seulement parce que le christianisme a, dans son histoire longue de deux mille ans, causé énormément de souffrances à ce peuple, mais parce qu'il est aimé de Dieu à cause des pères (Abraham, Isaac et Jacob).

N.L.

haut de page