Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...

REGARD
Bibliothèque chrétienne online

Il est écrit::
TA PAROLE EST LA VÉRITÉ
(Jean 17.17)
cela me suffit...


Langue française uniquement

Articles divers....

Recherche
interne


Archéologie
Histoire

Édification

Témoignages


Environnement

Études bibliques

Famille


Israël

Loisirs

Occultisme


Oecuménisme

Politique
mondiale

Sciences


Sectes Églises Religions

Suisse

Vie sociale

 


Appel de minuit

n° 7-juillet-2002
Texte intégral

 

L'amour du Père

« J'ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie mauvaise, au gré de ses pensées » (Es. 65,2). Tragique, quand ce Père aimant doit constater comment Son peuple élu se détourne de Lui, le Dieu qui le protège et le conduit, pour suivre obstinément une voie qui lui est pourtant interdite. Avec un amour infini, Dieu a délivré Israël de son esclavage en Egypte d'une façon miraculeuse, dans l'intention de faire de lui un peuple royal sacerdotal qui serait en bénédiction pour le monde entier. Mais comme ces gens sauvés ont blessé Son coeur de Père par leur désobéissance ! Repousser les mains bénissantes et protectrices du Sauveur : quelle ingratitude ! Si l'Éternel avait retiré Ses mains ainsi tendues, ces gens auraient foncé droit vers une profonde misère pour y périr. C'eût été entièrement de leur propre faute. Mais Dieu ne put se résoudre à le faire. Son amour brûlait trop pour Ses enfants pour qu'Il puisse les abandonner. Et puis, il y avait Sa gloire ! Les nations païennes n'auraient pas manqué de se moquer en proclamant que le Dieu des Juifs n'avait pu sauver Son peuple. En raison de l'honneur dû à Son saint nom, l'Éternel ne pouvait et ne voulait permettre une telle chose. Et Il a même juré dans Sa fidélité : « Car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables » (Rom. 11,29). À travers le jugement et la grâce, Il a trouvé une voie de salut pour Son peuple. Son grand amour rédempteur a pu arracher l'élu à la corruption. Dans Sa longue patience, Il a fait cette promesse : « Quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s'éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l'Éternel, qui a compassion de toi » (Es, 54,10).

L'amour de Dieu est aussi comme un amour maternel, ainsi qu'il est écrit en Esaïe 49,15: « Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l'oublierait, moi je ne t'oublierai point. » - Bien des parents croyants ont élevé leurs enfants dans la foi en Jésus-Christ et, pleins d'espoir, les ont conduits sur le droit chemin. Mais entre-temps, ces jeunes ont pris « leur envol » ; et le processus inévitable de l'émancipation s'est enclenché. Allant leur propre chemin, ils s'efforcent de se faire une place dans la société. Je me souviens de ce père me racontant comment, devant sa maison, il avait tendu la main à son fils à son départ et, plein d'appréhension, l'avait regardé s'éloigner. Et de dire alors au Seigneur Jésus : « Veuille reprendre la surveillance et la protection de mon fils ; moi-même ne le puis plus. » Ce papa n'a pas été déçu. Les mains jointes des parents ont fait que les mains de Dieu se sont tendues pour garder leurs enfants, de sorte qu'ils ont marché sur le « chemin droit » vers le vrai but.

Mais comme il doit être pénible pour des parents de penser avoir tout fait pour leurs enfants et de devoir connaître cette amère déception : les voir s'engager, comme le fils prodigue, sur la voie large qui mène à la perdition ! Ils s'exposent au danger de sombrer dans l'immoralité et de ruiner leur honneur ainsi que leur santé. Le contact avec la maison paternelle se relâche de plus en plus pour parfois disparaître. Qui pourra dire combien de nuits à pleurer des parents angoissés et blessés ont passées, se demandant ce qu'ils avaient bien pu commettre comme erreurs ? Mais Dieu compte ces larmes. Il a donné à l'homme un libre arbitre. Si celui-ci veut suivre une mauvaise voie jusqu'à son terme, il devra en supporter les terribles conséquences. Par ses propres forces, il ne pourra plus se sortir de sa misère. Pourtant, il y a la foi, l'espérance et l'amour. C'est un bonheur pour des parents croyants de s'agenouiller devant le trône de Dieu pour prier et lutter ainsi pour le salut de leurs enfants, en s'appuyant sur les promesses divines. De cette manière, ils font se mouvoir le puissant bras de Dieu, qui peut tout ! L'Éternel peut encore sauver même quand le coeur de l'intercesseur a cessé de battre ! Car Il ne veut pas la mort du pécheur, mais que celui-ci se convertisse et qu'il vive.

BURKHARD VETSCH

haut de page