En ce temps-là, la Bible

No 54 pages II-III.
M.-C. HALPERN

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Deux importantes découvertes de la délégation archéologique française en Iran

Dans le palais de Suze où l'auteur biblique situe "l'histoire d'Esther"

Au moment où se préparent les fêtes du 2 500e anniversaire de la monarchie iranienne, héritière traditionnelle de celle des Achéménides, la Délégation Archéologique Française en Iran vient de découvrir à Suse des vestiges dont l'étude contribue singulièrement à l'histoire de la somptueuse résidence des « Grands Rois » celle que le livre d'Esther donne pour cadre à la prodigieuse aventure de la petite « reine » juive, et d'où partit Néhémie pour restaurer la cité de David dans sa foi et sa Loi, bien plus que dans sa puissance.

Le véritable fondateur de l'empire perse, Cyrus Il le Grand, mort en 529 av. J.-C., est celui qui accorda aux Israélites exilés en Mésopotamie après la chute de Samarie et de Jérusalem l'édit libérateur (539 av. J.-C.) leur permettant de retourner au pays de leurs pères. Le second de ses successeurs, celui qui permet de reprendre les travaux de « la Maison de Dieu à Jérusalem » (ESDRAS, chap. 6, vers. 3), Darius 1er, fit élever à Suse le grand palais, coeur et cerveau de l'immense empire qui est alors le sien : de l'Indus à l'Égypte et à la Macédoine.

Le « Grand Roi » choisi par le «grand dieu»

Néhémie a connu ces murs

© En ce temps-là, la Bible


Nouvelles d'Israël

Novembre 1988
Texte intégral

 

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Elle provient du Temple de Salomon

Au sujet de la grenade du temple de Salomon figurant sur la couverture: en 1979, un inconnu acheta cette antiquité au bazar de Jérusalem sans en connaître la valeur. Entre-temps, il s'est avéré que cette grenade avait 3 000 ans et que, selon l'inscription qu'elle porte, elle proviendrait du premier Temple. En passant par des intermédiaires, l'inconnu proposa cette relique au Musée d'Israël pour 550 000 dollars. Un philanthrope bâlois s'annonça immédiatement et fit don de la somme demandée. Il fallait éviter de placer cet objet précieux dans un musée étranger, et il était convenable de le remettre à sa place d'origine.

C'est ainsi qu'Israël est maintenant en possession de la plus ancienne oeuvre portant le nom de Dieu. Le professeur Nahman Avigad, archéologue de pointe en Israël et épigraphe connu, confirme, avec d'autres experts, l'authenticité de cette pièce provenant du Temple de Salomon, utilisée dans les années 970 à 580 av. J.-C. Au début, selon certaines affirmations, cette grenade aurait formé la pointe du sceptre d'un prêtre, affirmation que les experts du Temple, ainsi que le dirigeant de «l'Institut du Temple» Rabbi Yisrael Ariel, démentirent, puisque nulle part il n'est question d'un tel sceptre. A présent, on accumule les hypothèses selon lesquelles cette grenade faisait partie de l'habit du prêtre, dont le bord était muni de 9 grenades et de 9 clochettes (allusions discrètes aux 9 fruits et aux 9 dons de l'Esprit). A l'origine, l'ivoire était entouré de fils de pourpre. D'anciennes pièces de monnaie et certains reliefs de pierre présentent souvent l'image de la grenade.

La grenade du Temple trouvée récemment porte, comme la grenade naturelle et à l'exemple de l'étoile juive de David, une couronne à six pointes. La grenade (Punica Granatum), RIMMON en hébreu, fait partie des 7 fruits dont Israël est béni. La couleur de ses fleurs est cramoisie. Son fruit à la couronne singulière et à la chair pleine de petits grains violets est d'un rouge écarlate. La grenade d'ivoire du Temple est exposée actuellement au musée d'Israël à Jérusalem. 

 


En ce temps-là, la Bible

No 29 pages II-III.


M.-C. HALPERN

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Gabaon, la "Bordeaux" biblique

Quelques experts discutent encore du site de cette ville : celle qui, la première de Canaan, réclama et obtint, par ruse, l'alliance du peuple d'Israël au moment de la conquête (Josué, chap. 9); celle-là aussi qui détint, probablement après que l'Arche ait été enlevée de Silo, ce qui restait du sanctuaire du désert, et notamment son autel, jusqu'à l'achèvement du Temple de Salomon (1" Chroniques, chap. 16, vers. 40). La très grosse majorité des archéologues admettent cependant, depuis une dizaine d'années, qu'on l'a bien retrouvée : près d'El-Djib, au nord-ouest de Jérusalem. Le haut lieu où le prêtre Sadoq offrait « constamment, matin et soir, l'holocauste » aurait couronné la colline où s'élève aujourd'hui une mosquée dédiée au prophète Samuel : nebi-shemuel.

C'est en 1960 qu'une expédition américaine a découvert là de nombreuses tombes' des poteries, flèches, armes diverses et amulettes qui attestent de l'existence d'une cité sur la colline d'El-Djib dès le début du troisième millénaire avant notre ère (Age du Bronze Ancien). Prospère à l'époque d'Abraham (aux premiers siècles du second millénaire), Gabaon connut son apogée à l'époque de la conquête des Israélites (XIIe s. av. J.-C.) et au cours des quelques siècles qui suivirent (Josué, chap. 1 0, vers. 2).

Pour 180.000 litres d'eau ... 100.000 litres de vin !

© En ce temps-là, la Bible


En ce temps-là, la Bible

No 39 pages II-III.
M.-C. HALPERN

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LA « GAZARA » des Maccabées GEZER de Salomon

Entre le temps où la cité de Gézer fut réellement intégrée à Israël, dans la corbeille de mariage de la fille de Pharaon épouse de Salomon (le, Rois, chap. 9, vers. 16) et le temps où, mainte fois désignée sous le nom de Gazara dans le texte qu'on va lire, elle devient un pivot de l'action militaire menée par les Maccabées, il s'est écoulé près d'un millénaire. Après ce dernier épisode glorieux, la ville s'efface dans la nuit des temps. C'est au hasard d'une lecture que Clermont-Ganneau, le célèbre historien et archéologue français, la découvrit à nouveau en 1871 sous le nom arabe de Tell-el-Djezer, se cachait la Gézer biblique, sur les contreforts occidentaux des collines de Judée, surveillant la plaine côtière de la Palestine et la « route de la mer ».

A l'aube du XXe siècle, de 1902 à 1909, furent entreprises, sur le site de Tell-el-Djezer, les premières fouilles dirigées par l'archéologue irlandais, Stewart Macalister. Malgré de nombreuses erreurs dues principalement aux méthodes de l'époque, Macalister démontra du moins l'authenticité et l'importance du gisement.

La « défense » la plus précieuse l'eau

Un kibboutz occupe le site de la place forte

© En ce temps-là, la Bible


Nouvelles d'Israël

10 / 1994

 

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La Guilgal biblique a-t-elle été retrouvée?

Un archéologue chrétien bien con nu a affirmé avoir réussi à retrouver les restes de la Guilgal biblique, à trois kilomètres de Jéricho. Il s'agit là de l'endroit où le peuple a pris pied après avoir traversé le Jourdain. C'est là aussi que Josué circoncit les Israélites.

Selon le Docteur Neville Jones, il est parvenu à localiser le lieu grâce à des techniques nouvelles de déchiffrement de photos prises par satellite. Ces clichés couvrent un territoire d'environ 160 dunam, entouré d'un mur bas. L'image par satellite révèle l'existence de chemins allant des coins de ce terrain jusqu'à sa place centrale. Le mur d'enceinte, haut d'environ cinquante centimètres, fut mis au jour par le Dr Jones lors de fouilles auxquelles participèrent trente volontaires. Il y a le long du mur beaucoup de décombres. «Les dimensions de ce domaine concordent exactement avec la description qu'en fait la Bible lors de l'entrée des douze tribus dans le district de Guilgal», a déclaré le Dr Jones au cours d'une conférence de presse à Jérusalem.

Il a fait appel à toutes les universités et à tous les archéologues du monde pour qu'ils viennent l'aider dans ses fouilles, dans l'espoir de trouver le monument érigé par les douze tribus avant de pénétrer plus avant dans la partie occidentale d'Eretz Israël.

 


En ce temps-là, la Bible

No 17 pages II-III.
M.C. HALPERN

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JÉRICHO (la plus vieille ville du monde )

Jéricho, cité biblique célèbre par la campagne qu'y mena Josué, intéressa très tôt 1 archéologues désireux de vérifier par les faits ce que la tradition racontait. On ne saura dire qu'ils trouvèrent là des preuves indiscutables du prodige qui livra la ville forte a Hébreux. Cependant, sur le plan général, leurs découvertes dépassèrent leurs espérance en 1865, Charles Warren, après une seule campagne de fouilles, proclama fièrement qu'il n'y avait plus rien à découvrir à Jéricho. Ces déclarations n'empêchèrent pas Sellin et Watzinger de fouiller le site de 1 908 à 1911.

Puis, de 1930 à 1936, le professeur Garstang y entreprit à son tour des recherches. Enfin, après la dernière guerre, ce fut Miss Kathleen M. Kenyori, dont les travaux sont fort connus.

Quels ont été les résultats obtenus ? Ils sont si spectaculaires que Miss Kenyon n'hésite pas à dire que Jéricho est « la plus vieille ville du monde! »

Dès l'aurore de la civilisation, en effet, des populations jusque là nomades, attirées par la source fraîche d'Aïn-es-Suitan qui, aujourd'hui encore, abreuve largement la cité, en ont choisi les abords, au moins comme campement principal. Il semble que ce soit depuis le début du Ville millénaire avant notre ère - ou même plus tôt que les hommes se sont ainsi fixés à Jéricho.

Une « place forte » d'il y a 10 000 ans

Après l'abandon, une renaissance, ... jusqu'au temps des patriarches

Un énorme incendie... plusieurs siècles avant Josué

© En ce temps-là, la Bible


Nouvelles Israël

09-98

 

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Les livres d'histoire concernant Jérusalem doivent être réécrit

Telle a été la déclaration faite par l'autorité chargée des antiquités à Jérusalem après la découverte, dans la ville de David, de galeries dans les gigantesques murailles ainsi que dans les rochers où elles avaient été taillées et qui menaient à la source de Gichon. Le roi David n'avait nul besoin de se préoccuper de construire une ville fortifiée pour la simple raison qu'il conquit une cité entourée de puissantes murailles et équipée d'un système d'alimentation en eau exceptionnel. C'est ce qu'a constaté Gideon Avni, l'archéologue responsable du district de Jérusalem.

De nouvelles découvertes archéologiques à Jérusalem prouvent que le roi David n'a pas pris possession d'une quelconque petite cité insignifiante des Cananéens qu'il a érigée en capitale d'Israël, ainsi qu'on l'a longtemps cru; non, il s'est emparé d'une ville fortifiée, entourée de murs solides construits 800 ans auparavant.

 


En ce temps-là, la Bible

No 25 page III.
Texte intégral

 

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Jérusalem: Dernières trouvailles des archéologues

CES VESTIGES DISENT LA FIN DE LA CITÉ ANTIQUE

L'actualité a des caprices. Les archéologues d'heureuses surprises. Des premières pages de l'histoire de Jérusalem, nous voici d'un bond à celle qui clôt son destin biblique. En janvier dernier, dans une rue étroite de la vieille ville, une foule se penchait avec un intérêt passionné sur une excavation profonde entourée de constructions délabrées. Là, des ouvriers arabes, la tête couverte de la kéfieh, faisaient la chaîne, transportant des couffins que d'autres avaient d'abord soigneusement passés au tamis. Cette terre avait recouvert pendant vingt siècles une maison retrouvée dans l'état de ruines où l'avaient laissée les légionnaires de Titus en l'an 70.

C'est une équipe d'archéologues de l'université Hébraïque de Jérusalem, conduite par le Professeur Nahman Avigad, qui a mis au jour cette maison, et qui tente maintenant de reconstituer, par les vestiges de toutes sortes ainsi découverts, le mode de vie de ceux qui furent les témoins de de l'agonie de la « cité de David ». Sur les pans de murs des deux pièces dégagées jusqu'à présent, des traces noires de calcination indiquent que le quartier a été incendié comme toute la ville, il y a 1900 ans. Le Professeur Avigad précise que ces restes ne paraissent pas avoir été touchés par quiconque depuis lors. Durant l'incendie, les murs se sont effondrés recouvrant tout, ce qui a permis de retrouver de nombreux objets en parfait état de conservation : des fours de petite dimension, des outils, des gobelets de mesure en terre, une lampe à huile hérodienne; un encrier et une table en pierre permettent notamment de penser que le maître du lieu tenait un livre comptable. Au moins une partie de la maison servait sans doute d'atelier pour un artisanat fort évolué. Il y avait aussi une presse à monnaie, ainsi que de nombreuses pièces en cuivre frappées de la mention « An Il de la Liberté de Sion ». Ces pièces sont donc de l'année 67, puisque c'est en 65 de l'ère actuelle qu'a commencé, contre les occupants romains, la révolte des Juifs qui s'est terminée par le sac de Jérusalem.

Cette importante trouvaille a été faite par hasard, bien que le soi de Jérusalem recèle sûrement d'immenses trésors archéologiques : lorsque les terrassiers de la société chargée de reconstruire le quartier juif de la Vieille Ville, détruit en 1948 par les Jordaniens, ont donné les premiers coups de pioches, ils se sont heurtés à ces murs d'un autre âge.

Aucun ossement n'a été jusqu'ici reconnu dans ces ruines. Les habitants avaient été chassés ou s'étaient enfuis pour éviter le massacre.

© En ce temps-là, la Bible

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