Les livres d'histoire concernant Jérusalem doivent être réécrit

 

Telle a été la déclaration faite par l'autorité chargée des antiquités à Jérusalem après la découverte, dans la ville de David, de galeries dans les gigantesques murailles ainsi que dans les rochers où elles avaient été taillées et qui menaient à la source de Gichon. Le roi David n'avait nul besoin de se préoccuper de construire une ville fortifiée pour la simple raison qu'il conquit une cité entourée de puissantes murailles et équipée d'un système d'alimentation en eau exceptionnel. C'est ce qu'a constaté Gideon Avni, l'archéologue responsable du district de Jérusalem.

 

De nouvelles découvertes archéologiques à Jérusalem prouvent que le roi David n'a pas pris possession d'une quelconque petite cité insignifiante des Cananéens qu'il a érigée en capitale d'Israël, ainsi qu'on l'a longtemps cru; non, il s'est emparé d'une ville fortifiée, entourée de murs solides construits 800 ans auparavant. C'est par hasard que les chercheurs du service des antiquités ont fait cette découverte en juillet dernier, une découverte qui est considérée comme une des plus importantes et sensationnelles de ce siècle. Au cours de fouilles dites «de sauvetage», effectuées dans des terrains ayant un passé historique avant d'y élever une construction, le team dirigé par le Dr Ronny Reich, un archéologue, et Eli Shukrun, a trouvé des murs énormes datant du temps des Cananéens, 1800 ans avant Jésus-Christ, et dont l'existence était ignorée jusqu'à ce jour. Ces murailles entouraient la source de Gichon, la seule arrivée d'eau dans la ville. En plus, on découvrit une galerie taillée dans les rochers par les Cananéens; elle conduisait de la source à la ville, et à son prolongement se reliait la «galerie Warren», cette dernière fut découverte en 1867 par le chercheur britannique Charles Warren.

Selon l'archéologue Ronny Reich, il s'avère maintenant que le système d'approvisionnement en eau, connu sous le nom de «galerie Warren -, et attribué au roi David, fut en réalité construit par les Cananéens qui habitaient sur place déjà 1000 ans plus tôt. La «galerie Warren», est une partie moins importante du système fort perfectionné de ravitaillement en eau installé par les Cananéens. La partie principale est celle découverte récemment: taillée dans les rochers et d'une longueur de 100 mètres, elle constitue une oeuvre admirable destinée à donner aux habitants de la ville un accès sûr à la fameuse source. Les imposantes murailles en protection de ladite source s'élevaient à une hauteur de sept à huit mètres, les gigantesques pierres de taille qui les constituaient étaient d'un poids de deux à trois tonnes - c'étaient les pierres les plus grosses utilisées jusqu'au temps d'Hérode.

La capacité d'ériger de telles murailles et d'installer un système d'approvisionnement en eau aussi raffiné qui n'avait pas son pareil dans tout le Proche-Orient de l'époque, témoigne de l'existence d'une ville cananéenne très fortifiée et hautement développée pratiquement mille ans avant l'arrivée des Israélites. «Il ne fait aucun doute que nous devons modifier tout ce que nous avons appris jusqu'à présent et réécrire nos livres d'histoire», dixit Gideon Avni, l'archéologue responsable du district de Jérusalem.

Une autre découverte d'une grande importance: celle d'un pan de la muraille de la ville inconnu jusqu'à présent. Il se trouve quelque trente mètres en dehors du mur considéré jusqu'à ce jour comme la muraille extérieure de la ville. Il en ressort que la ville de Jérusalem était deux fois plus grande que ce qu'on admet généralement. Et Avni d'affirmer: «Si nous avons cru jusqu'à présent que la ville était d'une superficie d'environ 50.000 ml, il est aujourd'hui évident qu'elle s'étendait sur 100.000 ml.» David ne dut donc pas se soucier de construire une ville fortifiée, puisqu'il avait conquis une cité aux puissantes murailles et au système d'approvisionnement en eau très sophistiqué.

La galerie creusée par les Cananéens jusqu'à la source fut ouverte à de nombreux reporters d'Israël et du monde, mais elle reste fermée au public jusqu'à la fin des travaux qui se situera dans un an environ.

 

Cette toute récente découverte montre une fois de plus que la Bible a raison. L'archéologie moderne se proposait de prouver que le Saint Livre avait tort, ou à tout le moins de mettre en doute son authenticité et ses déclarations.

La confirmation de l'existence d'une ville du passé aussi fortifiée établit l'exactitude des affirmations bibliques. En Nombres 13, 28, il nous est dit que les espions qui avaient observé le pays de Canaan rapportèrent qu'il y avait là de grandes et fortes villes. A ce sujet, il est même fait usage de superlatifs en Deutéronome 1, 28 et 9, 1: «Ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel.» C'est la raison pour laquelle la ville de Jérusalem ne put être prise avant l'époque de David; il est écrit en Josué 15, 63 et juges 1, 2 1: «Les fils de Juda ne purent pas chasser les Jébusiens qui habitaient à Jérusalem. » Et en juges 1, 8: «Les fils de Juda attaquèrent Jérusalem et la prirent, ils la frappèrent du tranchant de l'épée et mirent le feu à la ville.» De telles contradictions ont porté certains à penser que la Bible n'est pas exacte. Mais lors de cette prise passagère de la ville au cours d'une expédition guerrière, la force était apparemment insuffisante pour l'occuper définitivement. Ce fait souligne la puissance et l'indestructibilité des constructions qui survécurent même à un incendie. C'est ainsi que cette cité, forte et invincible, resta aux mains des Jébusiens jusqu'au temps où David l'assiégea mais ses habitants se moquaient de lui en disant: Les aveugles mêmes et les boiteux te repousseront! Ce qui voulait dire: David n'entrera ici» (cf. 2 Sam. 5, 6-9; 1 Chron. 11, 4-9).

L'aveu des archéologues démontre une fois de plus que des théories parfois défendues obstinément, peuvent ne pas être correctes et qu'elles sont basées sur des erreurs.

FREDI WINKLER

Nouvelles Israël 09-98

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