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L'histoire
d'Israël - un exemple prophétique pour
nous
Ce n'est pas la
première fois que les troupes
israéliennes se retirent de la bande de
Gaza. A deux reprises déjà,
l'armée d'Israël a occupé cette
bande pour devoir la quitter ensuite. En 1948, une
division israélienne s'est emparée
d'une partie de ce territoire lors d'un des
derniers combats de la guerre
d'Indépendance. Parmi les chefs se trouvait
alors le jeune commandant de brigade Yitzhak Rabin.
L'occupation n'a duré que quelques mois. Sur
base d'un traité d'armistice signé en
1949, les Israéliens rendirent à
l'Egypte la bande de Gaza et une grande partie de
la péninsule du Sinaï. Lors de la
campagne de Suez en 1956, les soldats
israéliens pénétrèrent
de nouveau à Gaza et reconquirent tout ce
territoire dans une campagne militaire qui les
opposa aux troupes palestiniennes
stationnées sur place. Suite à la
forte pression de Washington et de l'ONU,
Israël retira une seconde fois ses forces en
mars 1957; l'ONU envoya des observateurs. Dix ans
plus tard, Rabin, alors chef de l'armée,
s'empara de Gaza, du Sinaï, de la bande
occidentale du Jourdain ainsi que des hauteurs du
Golan lors de la guerre des Six jours. Le retrait
de Gaza et de la ville de Jéricho,
opéré conformément au
traité signé entre le Premier
ministre Rabin et le chef de l'OLP Arafat, est la
plus récente démarche d'une longue
série de replis israéliens des
territoires conquis:
En février / mars
1949:Israël rend
à l'Egypte des parties du Sinaï et de
la bande de Gaza, et il se retire du
Sud-Liban.
Mars 1957:Israël se retire de la bande de
Gaza et de la péninsule du Sinaï,
territoires qu'il avait conquis trois mois plus
tôt.
Mai 1974:Suite à l'armistice mis sur
pied par les USA, Israël rend les villages
syriens conquis durant la guerre de 1973.
De mai 1979 à avril
1982: Israël
rend, par échelons, la péninsule du
Sinaï conformément aux accords de Camp
David.
Juin 1985: Israël se retire du territoire
libanais conquis en 1982.
COMMENTAIRE
Tout ce qui arrive à
Israël doit nous servir de type et
d'avertissement, ainsi que nous le lisons en 1
Corinthiens 10, 11. En outre, le combat
d'Israël est notre combat; en effet, nous
sommes greffés sur l'olivier franc qu'est
Israël (cf. Rom. 11, 17). Ne voyons-nous pas
dans l'article ci-dessus une image de bon nombre de
vies chrétiennes? Car bien des promesses
faites à Israël, Dieu les adresse
à nous également en
Jésus-Christ (cf. 2 Cor. 1, 20). Prenons,
par exemple, Josué 1, 3 où l'Eternel
promet à Israël le pays de Canaan:
«Tout lieu que foulera la plante de votre
pied, je vous le donne.» L'histoire
récente de l'Etat juif nous montre comment
il. a continuellement remporté
d'éclatantes victoires, que ce soit dans la
conquête du Sinaï ou dans celle du Golan
ou encore dans celle du Liban. Ce sont là
des territoires que l'Eternel avait promis à
Israël: tout le Liban (cf. Esaïe 35, 2;
Deut. 11, 24; Gen. 15, 18; etc.), le Sinaï
jusqu'au «fleuve d'Egypte». Israël
se trouvait sur la bonne voie, il remportait des
victoires de la part de Dieu. Mais les revers n'ont
pas manqué, l'adversaire ne dort jamais.
Sous la pression de l'extérieur et par des
faux traités de paix, Israël fut
régulièrement contraint à se
replier; les plus récents exemples sont Gaza
et Jéricho. Au lieu d'aller de l'avant,
Israël paraissait revenir en arrière.
Quelle mise en garde il y a là pour nous,
l'Eglise du Seigneur! Que de fois ne
cédons-nous pas du terrain, pourtant conquis
par la foi! Il y a des parties de notre vie
où nous ne connaissions plus de
problèmes - mais voici que soudain les
épreuves se font pénibles; et l'on
tombe rapidement. Il a suffi de quelques moments de
manque de vigilance pour que l'ennemi frappe
impitoyablement et s'empare de nouveau d'une partie
de notre «territoire», dont nous nous
étions emparés longtemps
auparavant.
Nous voyons, comment, par des
compromis avec les adversaires, Israël s'est
retrouve comme paralysé c'est ce qui arrive
quand on va à la rencontre de l'ennemi. Ce
premier pas fait en appelle un autre, et encore un
autre; c'est ce que nous constatons dans les
derniers communiqués en provenance de Damas:
la Syrie n'exige plus un retrait immédiat
des Israéliens des hauteurs du Golan; elle
accepte un planning pour l'évacuation de ces
territoires. En plus, Israël doit être
prêt à négocier avec l'OLP la
reddition d'autres parties de la Judée et de
la Samarie. Alors que l'enlèvement est tout
proche, restons fermement attachés à
Jésus afin de ne devoir céder aucun
pouce de terrain à l'Ennemi et de pouvoir
lutter pour Israël par nos
prières!
C.M.
Nouvelles
d'Israël 07 / 1994
©
Nouvelles d'Israël
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