LA BIBLE A QUAND MEME
RAISON!
Ce sont principalement des
personnes croyant en la Bible qui ont lancé
l'archéologie dans les pays bibliques, dans
le but de découvrir des preuves de
l'authenticité de ses écrits. A
mesure que cette discipline universitaire
évoluait, on a vu se multiplier les
scientifiques voulant démontrer exactement
le contraire. Il est effectivement difficile de
prouver, à l'aide de trouvailles
archéologiques, des faits datant de
plusieurs millénaires, mais aussi de les
dater et d'attester leur âge de façon
convaincante. Mais cela devient plus ardu encore
lorsque l'on veut vérifier des faits pour
lesquels il n'existe aucun témoignage
tangible, comme la fuite hors d'Egypte, les 40
années dans le désert suivies de
l'arrivée en Terre promise d'un peuple qui
menait une existence nomade et n'a laissé
pratiquement aucune trace sous forme de
constructions permanentes.
Depuis les débuts de
la critique biblique au 17ème siècle
avec Spinoza et Hobbes, jusqu'à Wellhausen
vers 1880 et même de nos jours, la
désagrégation de la
véracité des Saintes Ecritures a pris
des proportions de plus en plus destructrices.
Plusieurs théories alternatives quant
à la conquête de la Terre promise ont
été développées, ne
considérant plus les écrits bibliques
que comme des légendes mythologiques
écrites a posteriori.
Ce n'est qu'après la
conquête de la Cisjordanie, de la
Judée et de la Samarie par Israël en
1967 qu'il a été possible de
procéder à des fouilles
systématiques des secteurs concernés,
où les tribus d'Israël se sont d'abord
implantées après être
entrées dans le pays. Par la suite, on a
découvert environ 200 sites habités
ou entrepôts contenant des fragments de
céramique qui dataient du 12ème ou du
13ème siècle avant Jésus
Christ. Ces lieux, qui étaient
généralement inconnus, se distinguent
des sites cananéens.
Mais la découverte de
l'autel de Josué sur le mont Ebal (Jos.
8,30-35) mis au jour grâce à huit
chantiers entre 1982 et 1989, est
révolutionnaire. Les dimensions de l'autel
correspondent parfaitement à ce que l'on
peut lire en Ezéchiel 43, et elles sont
telles que les décrit la Mishna pour le
second Temple. Cette exhumation a pour la
première fois permis de démontrer que
les autres découvertes étaient
presque à coup sûr d'origine
israélite. Pour le Dr Adam Zartal, qui
dirige le service d'archéologie de
l'université de Haïfa, «les
résultats confirment l'immigration des
tribus d'Israël et leur développement
national et religieux dans le pays à une
époque très reculée, comme le
décrit la Bible. Nous devons réfuter
les affirmations des négateurs de la Bible,
qui prétendent que l'arrivée en Terre
promise n'a eu lieu que plus tard et ne doit plus
s'entendre que dans un sens mythologique et non
réel. L'autel du mont Ebal prouve
également que le Deutéronome et le
Livre de Josué ont été
écrits très tôt, ou comme je le
crois, tout de suite après les
événements réels.»
A part quelques
débats, l'annonce de cette découverte
en 1990 n'a guère soulevé de
réaction au sein de la communauté
scientifique. Au contraire, on a constaté un
silence frappant de la part de ceux qui critiquent
la fiabilité de la Bible. En 1991, le
professeur Larry Steiger, de l'Université de
Harvard, a rompu le silence en déclarant:
«Si un autel sacrificiel s'est effectivement
dressé sur le mont Ebal, cela a une
influence révolutionnaire sur nos
recherches. Tous les archéologues bibliques
doivent retourner en première année
et réapprendre le B-A-BA de
l'archéologie biblique.» Ce mea culpa
du professeur Steiger explique sans doute pourquoi
les spécialistes ont
préféré garder le
silence.
Si les nouvelles
découvertes sont effectivement
fondées, elles seront à l'origine
d'une nouvelle conception révolutionnaire
admettant le caractère historique des
écrits bibliques. Le professeur Zartal
estime qu'il est temps d'ouvrir un débat
public sur les nouvelles fouilles et
découvertes antiques faites en Samarie. Une
fois de plus, il se confirme que la Bible a bel et
bien raison! Il ne serait donc pas étonnant
que l'on finisse par constater que la
différence d'environ 2000 ans entre les
indications chronologiques de la Bible et la
datation scientifique moderne de l'entrée au
pays de Canaan est une erreur scientifique.
Quoi qu'il en soit, ces
nouvelles découvertes nous confortent dans
la foi en la crédibilité de la Bible!
Et ainsi se confirme la parole de Jésus:
«S'ils se taisent, les pierres crieront!»
(Luc 19,40). C'est pourquoi rien ne doit nous faire
taire, et nous devons annoncer la
véracité de Sa Parole et la mettre en
lumière!
FREDI
WINKLER
Nouvelles
d'Israël Janvier 2000
©
Nouvelles d'Israël