L'AUTEUR DE CE PONT DE VUE,
ISMAEL SADOK, EST ENSEIGNANT ET
CONFÉRENCIER. ORIGINAIRE D'AFRIQUE DU NORD,
IL ÉTAIT MUSULMAN AVANT DE DÉCOUVRIR
JÉSUS-CHRIST ET DE SUIVRE UNE FORMATION DE
THÉOLOGIE CHRÉTIENNE. ISMAEL SADOK
EST L'AUTEUR D'UN GUIDE PRATIQUE POUR
ÉVANGÉLISER LES
MUSULMANS(ÉDITIONS EMPREINTE).
Le fondamentalisme musulman,
la modération des pouvoirs politiques en
Arabie Séoudite, l'alliance sans
réserve avec l'Occident, le compromis moral
de la dynastie régnante, le conflit
spirituel entre les Chiites et les Sunnites (l'Iran
- Arabie Séoudite), l'intégrisme
musulman prônant les principes et les
procédés du Chiisme: tous ces
éléments amènent les peuples
arabo-musulmans à la conclusion que Riyad
n'est plus apte à défendre les
intérêts et l'honneur du monde
musulman.
Le Caire, sous le
gouvernement de Gamal Abdel-Nasser, était
devenu la capitale de la science, de l'art et le
symbole de la renaissance d'une conscience arabe.
Dès la guerre de 1967 et l'échec subi
par Nasser, le monde arabo-musulman commença
à détourner son regard du
Caire.
Aujourd'hui, Bagdad exerce
une puissante attraction sur les peuples
arabo-musulmans étant donné l'audace
de Saddam et la puissance militaire de
l'Irak.
Bagdad est soumise aux
bombardements des Américains et de la
coalition occidentale. La pluie de bombes, la
destruction des ministères et
administrations demandera probablement un
gigantesque effort de reconstruction.
Il est possible que, pour
redorer son blason et recouvrer une dimension
historique, l'Irak reconstruise sa capitale sur
l'ancien site de Babylone. Ce ne sera pas seulement
une ville qui attirera la curiosité de tous
les amateurs d'histoire mais ce sera probablement
une cité somptueuse, édifiée
à la gloire de la civilisation
arabo-musulmane comme au temps de son apogée
à l'époque d'Haroun Rachid, qui
ordonna la construction de Grenade avec 500
somptueux palais.
La nouvelle capitale de
l'Irak inclura des services administratifs, des
mosquées, des édifices
dédiés aux grands personnages
arabo-islamiques comme le rêve le chef actuel
de l'Irak. Ce sera une ville d'une grande richesse
et d'un grand luxe.
Si Saddam Hussein entend
construire Babylone comme le désire l'UNESCO
et d'autres grandes organisations internationales,
pourquoi Satan, qui est derrière toutes ces
manoeuvres, choisira-t-il les rives de l'Euphrate
comme site idéal pour sa capitale?
Babylone se trouve à
environ 50 km de Bagdad et, si l'on trace autour de
cette zone un cercle de 1000 km de rayon, ce cercle
englobe au nord Téhéran, au sud le
Koweït, Bahrein, Qatar et les Emirats du golfe
persique, et plus au sud Riyad et tous les puits de
pétrole de ce pays. Or chacun sait que les
gisements pétrolifères de cette
région, les plus riches du globe,
contiennent deux siècles de
réserve.
Au début de cette
guerre du golfe, nous avons pu constater que les
opérations monétaires ne
s'effectuaient plus, en réalité, dans
les places boursières traditionnelles telles
que New York, Londres, Tokyo ou Paris, mais
plutôt dans le golfe: autrement dit,
l'activité des centres boursiers et la
spéculation monétaire sont
liées à l'équilibre de cette
région.
Les gouvernements occidentaux
parlent clairement en disant qu'ils sont dans la
région pour défendre leurs
intérêts: la Banque Mondiale et la
haute finance sont conscientes de l'enjeu de cette
guerre.
L'avenir économique et
financier du monde dépend de la paix dans le
golfe. Mammon, ainsi que tous les princes de ce
monde, et Satan lui-même veulent assujettir
cette région. D'où la parole
prophétique selon laquelle Babylone sera un
refuge et une demeure de démons.
L'Antichrist lui-même établira son
règne dans cette région du monde. La
prospérité liée au
pétrole du monde arabo-musulman est le signe
d'un déplacement stratégique des
valeurs mondiales vers le Proche-Orient et, plus
tard, vers Babylone.
Le Canada, le
Vénézuela, les Etats-Unis et d'autres
pays non arabes producteurs de pétrole
voient leurs réserves diminuer alors que,
dans le golfe, l'or noir est inépuisable.
Cela va contribuer, avec les fortunes
déjà accumulées, à
reconstruire la ville. De plus, dans un souci de
pérenniser la paix dans cette région
et dans le monde, les nations de la coalition
actuelle contribueront de leurs deniers à la
réalisation de ce projet dans le cadre d'une
économie stable et prospère.
Babylone, selon Apocalypse
18, 9-17, va attirer les rois de la terre, les
marchands ainsi que ceux qui exploitent la mer, car
rien ne prospérera dans le monde en dehors
des multinationales et des banques régies
par ces dernières.
L'Occident est aujourd'hui
obligé de faire la guerre pour assurer son
avenir. L'effondrement du communisme, la
dépendance du monde occidental
vis-à-vis des sources d'énergie dans
les domaines industriels ou financiers: toutes ces
nouvelles données orientent le centre
d'intérêt général vers
cette région du monde où l'Islam
règne depuis quinze siècles,
où le contentieux entre Israël et ses
voisins perdure depuis un demi-siècle,
où le conflit israélo-arabe est
inévitable: tout cela afin que Dieu puisse
dire Son dernier mot.
Selon la Providence, le
mystère de Babylone
réapparaîtra pour conquérir les
coeurs des musulmans, des peuples
christianisés, des idolâtres, des
adeptes de l'occultisme ainsi que des gens avides
et cupides attirés par le luxe et l'argent
facilement acquis par la spéculation.
L'audace de Saddam Hussein a
redonné au peuple arabe le sentiment de sa
dignité. Les Pakistanais, les Afghans, les
Iraniens, qui sont des musulmans non arabes, ont
toujours désiré un leader musulman
moderne, puissant et capable d'accomplir ce qu'il a
promis au monde arabe. L'envoi de missiles en
Israël constitue déjà une
victoire même si Bagdad subit un
déluge de feu et de soufre. Il est important
que l'homme qui dirigera ce monde soit aussi
rusé et dénué de complexes que
n'importe quel dirigeant de l'Occident. Saddam
Hussein correspond à ce portrait, ses
diplomates ont fait preuve, à travers le
monde, d'une grande habileté politique et
sont rompus à toutes les subtilités
du langage diplomatique.
La diplomatie
américaine a dû adopter un profil bas
et renoncer à tout triomphalisme face
à une stratégie totalement
imprévisible, où les effets sont
ménagés et bien dosés,
où l'on fait alterner le chaud et le froid
et où l'on remet au goût du jour le
vieil adage «diviser pour
régner».
Du mois d'août 1990
à la mi-janvier 1991, Saddam Hussein fut
imprévisible et, ni l'Occident ni les
experts, n'ont pu se prononcer à son sujet.
Ceci fait de lui un leader incontesté pour
les masses arabes autant que pour les
intégristes musulmans.
Khomeiny, lui, avait terni
l'image de l'Islam à cause des
persécutions massives contre son peuple, du
retour au Moyen-Age et de la guerre contre l'Irak -
pays arabe - qui a exacerbé le sentiment
arabe de solidarité. Khomeiny, malgré
les résultats et les conséquences de
sa révolution islamique au sein du monde
musulman et du monde en général, n'a
donc pas réveillé de sentiment
national arabe, comme Saddam Hussein a su le
faire.
Il ne faut pas oublier que
l'Islam est la seule religion qui s'oppose à
l'oeuvre et à la personne de
Jésus-Christ. L'Islam nie le plan de
rédemption accompli par la mort de
Jésus-Christ et il rejette la filiation
divine de Jésus-Christ. Ayant compris que le
temps des valeurs idéologiques ou
laïques était révolu, Saddam et
ses conseillers ont saisi un puissant levier pour
enflammer les peuples arabo-musulmans: l'Islam,
leur cheval de bataille.
Jésus lui-même a
dit: «celui qui n'est pas avec moi est contre
moi», «vous ne pouvez connaître le
Père que par le Fils» et «celui
qui renie le fils renie aussi le Père»:
c'est l'esprit de l'Antichrist, selon le
deuxième chapitre de la première
épître de Jean.
Le premier jour de la guerre,
Saddam a prié publiquement, par mondovision
et il a commandé que soit brodée sur
son drapeau la devise «Allah est grand».
Consciemment ou non, Saddam s'est placé sous
la bannière du prince de l'Islam.
De ce fait, l'Irak devient
automatiquement l'enjeu de conflits spirituels et
l'Apocalypse, au chapitre 18, annonce qu'il
deviendra une habitation de démons, de tous
esprits impurs et de tous oiseaux impurs et
odieux.
Jérémie a
prophétisé que Babylone deviendrait
le repère des chacals et Esaïe voyait
les chacals hurler dans ses palais. Les
démons feront de Babylone un centre de
l'Islam et un haut-lieu d'occultisme et de fausses
religions.
Apoc. 18, 2,3 nous explique
que Babylone, devenue une habitation de
démons, a attiré les nations avec
elle dans la débauche car les marchands de
la terre se sont enrichis par la puissance de son
luxe.
Satan sait récompenser
ceux qui se livrent à son pouvoir; les
puissants de ce monde, les magnats de la finance
internationale et les franc-maçons auront
leur mot à dire au sein des Nations Unies et
ils siégeront à Babylone la Grande.
Ils s'enrichiront encore grâce au
pétrole ou à l'armement et ils se
livreront aux plus infâmes turpitudes et aux
oeuvres lucifériennes les plus
réprouvées.
L'Ancien Testament engage les
Israélites installés à
Babylone à en sortir au plus vite car
rejeter Babylone et ses dieux, c'est aussi renoncer
à tout ce qui en émane.
L'apôtre Jean a
reçu le même appel du ciel, lui
enjoignant de sortir de Babylone et de ne pas
participer à ses
péchés.
La construction probable de
cette cité et la mise en place de ce nouvel
ordre économique où le dollar, le
pétrole et le génie militaire
prennent une place prépondérante
doivent nous inciter à ne point participer
à ces péchés, afin que
l'Eglise soit préservée. Dieu a
toujours demandé à Ses hommes,
à Son peuple, de sortir et de ne pas prendre
part à de telles oeuvres, que ce soit
sentimentalement ou matériellement; de la
même façon, Il convie les croyants
à quitter Jérusalem lorsqu'ils
verront s'établir l'abomination de la
désolation.
Du temps de Nemrod, Babylone
s'appelait «Bal-Al», c'est-à-dire
«confusion»: il faut que les enfants de
Dieu fuient la confusion et se
désolidarisent du plan inique conçu
par Satan et mis en oeuvre par l'Antichrist. En se
laissant circonvenir par le système de
Babylone, par la guerre des pétro-dollars,
le chrétien d'aujourd'hui participe
inconsciemment à son péché et
prépare, avec lui, l'établissement du
système de l'Antichrist.
«Ne prenez point part
aux oeuvres infructueuses des
ténèbres mais plutôt
condamnez-les! » (Ephésiens 5,
11).
Faut-il rappeler aux enfants
de Dieu, qui ne sont pas de ce monde, l'urgence de
cet appel et la nécessité de laisser
Dieu les enseigner car Il est le Maître de
l'Histoire.
Babylone sera brisée,
vaincue, consumée par le feu, et
pleurée par les marchands, par les rois de
la terre et par les pilotes de la mer, mais nous
devons nous réjouir car Babylone
détruite est un sujet de joie pour les
saints au ciel, un souvenir que Dieu va effacer et
un territoire que Christ va soumettre.
Ismaël
Sadok
AVENEMENT
FEVRIER 1991 No 23
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